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Le saint Archange Michel arrêtant les flots de son bâton, saint Archippe debout dans une attitude de prière, les mains levés vers le Ciel d’où l’Archistratège est venu manifester la puissance et la protection de Dieu. Icône de Novgorod du XVème siècle.
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 septembre 2010 (6 septembre du calendrier Julien), divine liturgie de 9h15.
Dimanche du ton VIII de l’Octoèque avec mémoire du miracle opéré au IVème siècle par une apparition de saint Michel Archange, qui, à la prière de saint Archippe, détourna dans un trou les flots de deux rivières que les païens avaient dévoyées pour engloutir la communauté chrétienne de Colosses en Asie Mineure. Dans la liturgie byzantine, l’archange saint Michel est appelé l’archistratège, i.e. le chef des milices célestes.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; * notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de saint Michel archange, ton 4 : Archistratège des célestes armées, * malgré notre indignité, nous te prions * de nous protéger par tes prières et nous garder * à l’ombre des ailes de ta gloire immatérielle, * nous qui nous prosternons devant toi & te supplions instamment : * délivre-nous de tout danger, * grand Prince des Puissances d’en-haut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Michel archange, ton 2 : Archistratège de Dieu, serviteur de sa gloire, * guide des mortels et chef des Anges, obtiens-nous * ce qui est utile à nos âmes & la grâce du salut.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, * tu as éveillé les morts & ressuscité Adam, * Eve danse de joie en ta Résurrection, * les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, * ô Dieu de miséricorde.

Un bateau-chapelle de l’association international Aide à l’Eglise en détresse (AED) a entamé lundi dernier la remontée sur 3000 km de la Volga, (plus long fleuve d’Europe, baptisé l' »autoroute de la Russie »), depuis son embouchure sur la Mer Caspienne, et rejoindra Moscou à l’issue de son parcours.
Le bateau, baptisé « Père Werenfried » du nom du religieux prémontré, Werenfried van Straaten, fondateur de l’AED, transporte les reliques de huit saints importants de l’époque de l’Eglise indivise, particulièrement vénérés en Occident mais surtout en Orient. Il s’agit des reliques de :
saint Jean-Baptiste le Précurseur,
sainte Anne,
saint Barthélémy, apôtre de l’Asie Mineure,
saint Etienne le protomartyr,
saint Laurent, diacre & martyr,
saint Georges,
saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople,
saint Cyrille, apôtre des slaves.
Ces reliques sont un don de l’Église catholique à l’Église orthodoxe russe.
A bord se trouve toujours un prêtre orthodoxe pour célébrer la liturgie divine dans la chapelle du navire, dédiée à saint Vladimir, qui a baptisé la Russie. Durant son parcours, le bateau-chapelle s’arrêtera dans différentes villes, comme Saratov, Kazan et Novgorod, et dans de nombreuses autres villes, pour permettre au plus grand nombre de personnes de vénérer les reliques.
Le patriarche Cyrille de Moscou & de toutes les Russies a donné sa bénédiction à ce voyage des reliques. Le nonce apostolique auprès de la Fédération russe, Mgr Antonio Mennini, a envoyé une lettre dans laquelle il espère que les populations qui habitent des régions difficiles, comme celles frappées par la sècheresse et par les incendies de cet été, trouvent réconfort et consolation dans cette visite. L’expert de l’AED pour la Russie, Peter Humeniuk, impliqué dans le projet, s’est dit convaincu de l’impact symbolique que peut avoir ce voyage. « Dès les premiers jours du christianisme, l’Église a été vue comme un bateau, une ‘arche de salut’ », a-t-il expliqué. « Les reliques de ces saints, dont l’existence remonte à l’époque où l’Église n’était pas encore divisée, seront un puissant rappel à la période où s’est formée cette image de l’Église et où les chrétiens étaient encore unis », a-t-il ajouté.

Dimanche, 12 september, une première divine liturgie a eu lieu à quai dans le port de Volgograd, célébrée par le métropolite Germain de Volgograd et Kamychine. Mgr Visvaldas Kulbokas, premier secrétaire de la Nonciature apostolique du Saint-Siège auprès de la Fédération de Russie, a également pris part à la liturgie et a transporté à bord du bateau-chapelle les reliques des huit saints. Dans un premier temps, le bateau-chapelle parcourra le delta de la Volga, en visitant les régions de Kalmoukie et Astrakan.
Depuis 1998, le R.P. Werenfried van Straaten avait été le promoteur de l’initiative visant à transformer des navires en chapelles pour permettre de célébrer des offices dans les lieux sans églises. Ces navires chapelles de l’AED, encore en usage sur la Volga et sur le Don, avaient été appelés « flotte de Dieu » par le fondateur de l’AED.

Le 9 septembre 2010, le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, responsable du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, en visite officielle en Angleterre, s’est rendu au palais de Lambeth pour rencontrer Rowan Williams, archevêque anglican de Canterbury. Le soir même, le métropolite Hilarion a participé à l’assemblée annuelle du Nikean Club et prononcé un discours devant les participants.
Dans cet important & très intéressant discours, que nous donnons ci-après dans une traduction française non officielle réalisée par nos soins, Mgr Hilarion fait remarquer, poliment, mais très fermement, que le dialogue entre l’Eglise orthodoxe & les anglicans « est voué à la fermeture, si la libéralisation effrénée des valeurs chrétiennes se poursuit dans de nombreuses communautés du monde anglican ».
Il pointe en particulier l’impact désastreux qu’a eu sur ce dialogue l’ordination de femmes évêques :
« Nous avons étudié les documents préparatoires à la décision relative à l’épiscopat des femmes et nous avons été frappés par la conviction exprimée dans ceux-ci, que même si l’épiscopat des femmes était introduit, les contacts œcuméniques avec l’Eglise catholique et les Églises orthodoxes ne cesseraient pas. Qu’est-ce qui rend les auteurs de ces documents si certains d’eux ? »
Le Métropolite Hilarion introduit dans son discours une typologie tout particulièrement judicieuse en distinguant d’une part les chrétiens traditionnels & d’autre parts les chrétiens de tendance libérale. De manière significative, il a a fait allusion à une coopération croissante entre les Eglises orthodoxes & l’Eglise catholique romaine dans le but de rétablir l’âme chrétienne de l’Europe :
« Nous ne sommes pas seuls dans notre souci de la préservation des valeurs chrétiennes. Les tendances libérales dans les communautés protestantes et anglicanes présentent un défi pour les chrétiens et les églises qui sont restés fidèles aux principes de l’Evangile dans la doctrine, l’organisation ecclésiale et la morale. Très certainement, nous cherchons à trouver des alliés pour s’opposer à la destruction de l’essence même du christianisme. L’une des tâches principales de notre travail inter-chrétien d’aujourd’hui est d’unir les efforts des chrétiens pour la construction d’un système de solidarité sur la base de la morale évangélique en Europe et dans le monde. Nos positions sont partagées par l’Église catholique romaine, avec laquelle nous avons tenu de nombreuses réunions et conférences. Ensemble, nous étudions la possibilité d’établir une alliance entre orthodoxes et catholiques en Europe pour défendre les valeurs traditionnelles du christianisme. L’objectif principal de cette alliance serait de rétablir une âme chrétienne de l’Europe. Nous devrions être engagés dans la défense commune des valeurs chrétiennes contre la laïcité et le relativisme. »
D’un point de vue catholique, on peut dire que la relation ancienne & étroite qu’entretenait l’Eglise orthodoxe avec l’anglicanisme, – histoire que Mgr Hilarion rappelle longuement dans son discours -, était en partie inspirée par une méfiance & une résistance communes face à l’Église catholique romaine. Maintenant qu’il est évident que la Communion anglicane est en train de consacrer l’abandon d’une grande partie de ce qui est reconnu comme le patrimoine commun du christianisme traditionnel, tant sacramentel que moral, il est très positif de constater que l’Eglise orthodoxe voit désormais en l’Eglise catholique romaine une véritable alliée sur de nombreuses questions centrales. L’Eglise catholique a sans doute aussi à recevoir de l’Eglise orthodoxe, en particulier la redécouverte du sens de la célébration liturgique de la vie chrétienne et la réappropriation des ses traditions antiques. Notons enfin que Benoît XVI a contribué de manière significative à ce rapprochement qui se dessine.
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Discours du Métropolite Hilarion :
« Monseigneur, Mesdames et Messieurs, distingués invités,
Tout d’abord, je tiens à exprimer mes plus sincères remerciements à Monseigneur l’Archevêque Rowan Williams de m’avoir invité à m’adresser aux membres du Club de Nicée. Monseigneur, nous apprécions beaucoup votre contribution personnelle au dialogue inter-chrétien et votre engagement à maintenir la Communion anglicane unifiée. Nous connaissons votre amour de l’Eglise orthodoxe russe, de ses saints et de ses grands théologiens, de sa tradition spirituelle. Nous vous assurons de notre soutien continu et de nos prières.
Nous apprécions hautement également le travail du Club de Nicée, qui vise à renforcer les relations et stimuler une coopération bénéfique entre les Eglises de la Communion anglicane et d’autres confessions chrétiennes.
Le nom du club – Nicée – nous ramène à cette bienheureuse époque où les chrétiens à travers le monde, tant en Orient qu’en Occident, ont été unis. Cette même époque, cependant, fut une période de lutte acharnée avec des hérésies et de nombreux schismes ecclésiaux. Grâce à l’unanimité à la fois des Pères Occidentaux & Orientaux dans la compréhension de l’enseignement de l’Église et unie par une foi inébranlable, l’Église universelle lors de ce Concile, en 325, a rejeté et a condamné une hérésie qui a sapé les fondements mêmes de la doctrine chrétienne. Au même moment, l’Église a pu formuler la foi en la Sainte Trinité, formulation qui a perduré à travers les siècles ultérieurs. Mgr Rowan Williams, dans son « Arius : Hérésie et Tradition », nous a fourni une analyse approfondie de l’arianisme par des perspectives historiques, théologiques et philosophiques. Il décrit l’arianisme comme une «déviance chrétienne archétypale», qui tend à se relever encore et encore, sous des noms différents.
En 325, l’Église chrétienne, qui émergeait tout juste d’une période de trois siècles de persécution, se révèle être forte et assez mûre pour discerner dans l’arianisme une déviance dangereuse de la doctrine orthodoxe. En adoptant le Credo de Nicée, l’Eglise n’a introduit rien de nouveau à son enseignement, mais plutôt a formulé avec clarté ce qu’elle avait cru dès le début de son existence. Les Conciles œcuméniques suivants ont continué à clarifier la vérité de l’Eglise sans y introduire quelque chose de fondamentalement nouveau à cette confession de la foi qui provient du Christ lui-même et de ses apôtres.
Pourquoi les Eglises, tant à l’Est et l’Ouest, se souviennent encore des Pères de Nicée et des conciles œcuméniques suivants avec une telle reconnaissance ? Pourquoi les grands théologiens du passé, les adversaires de l’hérésie, sont-ils vénérés en Orient comme « grands enseignants universels et saints » et en Occident comme « docteurs de l’Eglise » ? Parce qu’à travers les âges, l’Église a cru que sa principale tâche fut la sauvegarde de la vérité. Ses héros étaient avant tout des confesseurs de la foi qui ont affirmé la doctrine orthodoxe et ont contré les hérésies, faisant face aux nouvelles tendances et innovations théologiques et politiques.
Près de 1700 ans se sont écoulés depuis le concile de Nicée, mais les critères qui ont été utilisés par l’Église pour distinguer la vérité de l’hérésie n’ont pas changé. Et la notion de vérité ecclésiale demeure aussi pertinente aujourd’hui qu’elle l’était dix-sept siècles plus tôt. Aujourd’hui, la notion d’hérésie, bien qu’elle soit présente dans le vocabulaire de l’Eglise, est manifestement absente du vocabulaire de la théologie contemporaine politiquement correcte – une théologie qui préfère se référer à «pluralisme» et parler des différences recevables et légitimes.
Certes, saint Paul lui-même a écrit que «il doit y avoir des différences entre vous pour voir qui d’entre vous ont l’approbation de Dieu» (1 Cor. 11, 19). Mais à quel genre de différences fait-il allusion? Certainement pas à celles qui touchaient à l’essence de la foi, l’ordre ecclésial ou la morale chrétienne. Car, dans ces questions, il n’y a qu’une seule vérité et toute déviance par rapport à elle n’est autre que l’hérésie.
Au moment du Concile de Nicée, l’Église est unie en Orient & en Occident. Mais à l’heure actuelle, il existe une multitude de communautés dont chacune prétend être une Eglise, même si les approches doctrinales, les questions ecclésiologiques et éthiques diffèrent souvent radicalement entre elles.
Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de parler de «christianisme» comme une échelle unique de valeurs spirituelles et morales, universellement adoptée par tous les chrétiens. Il est plus approprié, plutôt, de parler de «christianismes», c’est-à-dire, différentes versions du christianisme adoptée par diverses communautés.
Toutes les versions actuelles du christianisme peuvent être schématiquement divisée en deux grands groupes : traditionnelle et libérale. L’abîme qui existe aujourd’hui se divise pas tant les orthodoxes des catholiques ou les catholiques des protestants comme il le fait des » traditionalistes » des « libéraux ». Certains dirigeants chrétiens, par exemple, nous dire que le mariage entre un homme et une femme n’est plus la seule façon de construire une famille chrétienne : il y a d’autres modèles et l’Eglise doit devenir de manière appropriée « inclusive » afin de reconnaître d’autres normes de comportement et de leur donner une bénédiction officielle. Certains tentent de nous persuader que la vie humaine n’est plus une valeur absolue, qu’il peut être résilié dans le ventre d’une mère ou que l’on peut mettre fin à la vie à volonté. Les chrétiens « traditionalistes » sont invités à reconsidérer leur point de vue sous le slogan de se tenir dans la marche de la modernité.
Malheureusement, il faut admettre que l’Eglise orthodoxe et beaucoup dans l’Église anglicane se retrouvent sur le côté opposé de l’abîme qui sépare les chrétiens traditionnels des chrétiens de tendance libérale. Certes, à l’intérieur de la Communauté anglicane, il reste beaucoup de « traditionalistes », en particulier dans le Sud et en Orient, mais la tendance libérale est également tout à fait remarquable, surtout en Occident et dans le Nord. Des protestations contre le libéralisme continuent de se faire entendre chez les anglicans, comme lors de la seconde Conférence de tous les évêques d’Afrique qui s’est tenue à la fin août. Le document final de la Conférence a notamment déclaré: « Nous affirmons la norme biblique de la famille comme ayant le mariage entre un homme et une femme comme sa fondation. L’un des objectifs du mariage est la procréation des enfants dont certains se développent pour devenir les leaders de demain ».
Parmi les indications vives de désaccord au sein de la communauté anglicane (j’hésite à dire «schisme») est le fait que près de 200 évêques anglicans ont refusé de participer à la Conférence de Lambeth de 2008. J’étais là en tant qu’observateur de l’Eglise orthodoxe russe et pouvais voir les diverses manifestations des différences profondes et douloureuses parmi les anglicans.
Aujourd’hui, le dialogue entre orthodoxes et anglicans a lui-même menacé. Cela est particulièrement lamentable parce que ce dialogue a eu une longue et riche histoire, à commencer par les nombreux entretiens à différents niveaux qui ont eu lieu entre les orthodoxes et les anglicans depuis le 17ème siècle. Au 19ème siècle, après la fondation par les anglicans des évêchés de Jérusalem en 1841 et de Gibraltar en 1842, des réunions ont eu lieu et les relations ont été établies entre les représentants de l’Église d’Angleterre et de l’Eglise épiscopale aux Etats-Unis et l’Eglise orthodoxe. Le premier message officiel fut une lettre de l’archevêque de Canterbury Howley (1828-1848) au patriarche de Constantinople en 1840, assurant aux hiérarques orthodoxes que les anglicans ne s’engageront jamais dans le prosélytisme et lançant un appel à la coopération dans un esprit d’amour chrétien.
En 1868 fut tenue la première Conférence de Lambeth. Agissant au nom de l’archevêque de Canterbury Tait, cette Conférence a envoyé un message, écrit dans un esprit d’amour chrétien et d’amitié, aux patriarches et aux évêques de l’Eglise orthodoxe. Cette même année, à la demande de l’archevêque de Canterbury, le patriarche Grégoire VI de Constantinople à autorisé le clergé orthodoxe à administrer le rite des funérailles pour les anglicans si un prêtre de l’Eglise d’Angleterre n’était pas disponible.
Le second accord a été fait en 1874 quand le patriarche Joachim II de Constantinople a donné la permission au clergé orthodoxe de baptiser et marier les anglicans. Ces accords ont été des développements exceptionnels dans l’histoire des relations entre les Eglises d’Orient et d’Occident.
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Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 septembre 2010, divine liturgie de 9h15.
Dimanche du ton VII de l’Octoèque avec mémoire :
de la clôture de la Décollation du vénérable chef du saint & glorieux prophète, le précurseur & Baptiste Jean,
de la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg, l’an 1724, des reliques du saint & grand prince Alexandre Nevski († 1263),
des saints illuminateurs et docteurs de la Serbie (les saints archevêques Sabbas I († 1237), Arsène I († 1266), Sabbas II († 1269), Eustache I († c. 1285), Jacques († 1292), Nicodème († 1325), Daniel († 1338), les saints patriarches Jean II († 1354), Ephraim († après 1395), Spiridon († 1388), Macaire († 1574), Gabriel I († 1659), et le saint évêque Grégoire).
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A LA PETITE ENTREE
I. Tropaire du dimanche Ton VII
Par ta Croix, Seigneur, tu as détruit la mort, tu as ouvert au Larron le Paradis ; tu as changé en joie le deuil des saintes Femmes et tu as donné l’ordre à tes Apôtres de proclamer que tu es ressuscité, Christ Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.
II. Tropaire de la Décollation de saint Jean-Baptiste Ton II
La mémoire du juste s’accompagne d’éloges, * mais à toi, Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur ; * vraiment tu t’es montré en effet * de tous les Prophètes le plus grand ; * aussi tu fus digne de baptiser dans les eaux * celui qu’ils avaient annoncé ; * sur terre ayant lutté pour le vrai, * jusqu’aux Enfers tu annonças, plein de joie, * le Dieu manifesté dans la chair, * qui du monde enlève le péché * et nous accorde la grâce du salut.
III. Tropaire de la Translation des reliques de saint Alexandre Nevski Ton IV
Reconnais tes frères, nouveau Joseph, * toi qui ne règnes pas sur l’Egypte, mais au ciel avec le Christ, * bienheureux prince Alexandre, et multiplie le froment * à la prière des gens de ton pays ; * protège aussi ton héritage, le peuple chrétien, * et, dans les peines que leur inflige l’ennemi, * viens en aide aux fils de la sainte Russie.
IV. Tropaire des saints illuminateurs & docteurs de la Serbie Ton IV
Saints archevêques et patriarches qui avez illuminé la Serbie, * Père théophores qui avez gardé fidèlement l’apostolique tradition, inébranlables piliers * et guides suprêmes de la vraie foi, * priez le Maître universel * de faire au monde le don de la paix * et d’accorder à nos âmes la grâce du salut.
V. Kondak de la Translation des reliques de saint Alexandre Nevski Ton IV
De même que tes lointains parents Boris & Gleb * du ciel apparurent pour t’aider * lorsque vaillamment tu combattais * contre le régent de Suède et ses guerriers, * de même encore maintenant * viens au secours de ta nation en triomphant de l’ennemi, * qui veut asservir les fils de la sainte Russie.
VI. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
VII. Kondakion de la Décollation de saint Jean-Baptiste Ton V
L’illustre décollation du Précurseur * fut un acte dans l’œuvre de salut, * puisqu’aux Enfers il annonça la venue du Sauveur. * Qu’Hérodiade gémisse à présent * qui réclama ce meurtre impie, * car ce n’est pas la loi de Dieu * ni la vie éternelle qu’elle aima, * mais les illusions qui ne durent qu’un moment.
VIII. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
IX. Kondakion du dimanche Ton VII
Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; l’Enfer est enchaîné, les Prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
PROKIMENON DU DIMANCHE TON VII
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
ALLELUIA TON VII
I. Verset du dimanche
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
MEGALYNAIRE A LA MERE DE DIEU DURANT L’ANAPHORE
(sera chanté en vieux plain-chant Znamenny).
KOINONIKA
I. Verset de communion du dimanche
Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1)
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 septembre 2010, divine liturgie de 9h15.
L’office de ce jour combine celui du dimanche (ton VI de l’Octoèque) avec celui de la clôture de la Dormition de la Bienheureuse Vierge Marie.
A LA PETITE ENTREE
I. Tropaire du dimanche Ton VI
Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, autant que les soldats furent frappés d’effroi ; et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, cherchant ton corps immaculé ; mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi.
II. Tropaire de la Dormition Ton I
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu : * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * & qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.
III. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
IV. Kondakion du dimanche Ton VI
De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, le Christ notre Dieu, a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, accordant la résurrection à tout le genre humain ; il est vraiment notre Sauveur, notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
V. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
VI. Kondakion de la Dormition Ton II
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : * celui qui demeura dans son sein virginal.
PROKIMENON DU DIMANCHE TON VI
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
PROKIMEN DE LA DORMITION TON III
R/. Magnifie, ô mon âme le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
ALLELUIA TON VI
I. Verset du dimanche
V/. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),
V/. dit au Seigneur : « Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie » (Psaume 90, 2).
ALLELUIA TON III
I. Verset de la Dormition
V/. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté. (Psaume 131, 8).
V/. Le Seigneur l’a juré à David, vérité dont jamais il ne se départira : « C’est le fruit sorti de tes entrailles que je mettrai sur le trône fait pour toi ». (Psaume 131, 11).
MEGALYNAIRE A LA MERE DE DIEU DURANT L’ANAPHORE, TIRE DU CANON DE LA DORMITION
Toutes les générations te diront bienheureuse, toi qui seule es Mère de Dieu. En toi, Vierge pure, les lois de la nature ont été dépassées : ta maternité reste virginale et ta mort annonce la vie. Mère de Dieu, vierge après l’enfantement, vivante après la mort, sauve pour toujours ton héritage (sera chanté en vieux plain-chant dit « grec »).
KOINONIKA
I. Verset de communion du dimanche
Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1)
II. Verset de communion de la Dormition
J’élèverai la coupe du salut, et j’invoquerai le nom du Seigneur. (Psaume 115, 13)
Alleluia. (sera chanté en plain-chant Znamenny).
Le chœur reprend ses répétitions ce jeudi 2 septembre à 19h.
Le chœur cherche à renforcer ses pupitres, n’hésitez pas à nous contacter pour nous rejoindre !
Reprise des liturgies dominicales : dimanche 5 septembre à 8h55 (tierce) – 9h15 (liturgie).
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